Au fil du temps. 3
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1937. Manifestation économique
Voir aussi : -1760: Fête, Revue militaire, -1900: Fêtes de Pentecôte, -1926: Théâtre,
Bordeaux, 25 avril.
Aux arènes du Bouscat, une grande manifestation économique a été organisée par le Comité de l’alimentation bordelaise et la Fédération du commerce de détail, pour affirmer le droit au travail des commerçants industriels, artisans, producteurs agricoles, etc. Plus de 5 000 personnes étaient présentes. Plusieurs orateurs ont pris la parole pour réclamer le respect de la liberté, de la propriété individuelle, pour l’égalité fiscale, contre les monopoles et contre les réglementations étatistes. L’assemblée à ensuite voté par acclamations un ordre du jour qui a été signé par tous les représentants et a été déposé à la préfecture pour être transmis à M. Léon Blum.
Puis le Comité des Syndicats, le Comité de l’alimentation bordelaise a désigné un représentant à la manifestation qui se déroulera demain à Paris, au Vélodrome d’Hiver et qui groupera 20 000 délégués du commerce de l’alimentation et du petit Commerce.
MaJ 10/08/2024
Sur la Route du Médoc
Voir aussi : Vente des biens nationaux – Le Bouscat, Voir aussi : Au XIVe siècle, -1830: Banlieue de Bordeaux, -1865: guide étranger, -1886: Descriptif Bordeaux & Bouscat,
Excellente description du Bouscat de 1938 :
Nous gagnerons le Médoc en sortant de Bordeaux par la barrière du Médoc. Ayant franchi la limite des boulevards extérieurs, on entre dans la commune du Bouscat qui était autrefois un centre viticole important, très honorablement classé dans la région des Graves rouges (archives de l’Intendance de Guyenne 1767) ; on considérait alors que les vins du Bouscat avaient rang de troisièmes crus. La commune n’a plus aujourd’hui de prétentions à occuper une place dans la hiérarchie du vin.
Au 5e kilomètre, 500 mètres avant la passerelle du Chemin de fer de ceinture, on voit à gauche l’entrée du Castel d'Andorte, actuellement maison de santé. Avant d’être la région viticole dont nous avons parlé, le pays environnant était couvert de forêts. À Andorte, il existait une construction dont on retrouve la trace au Xe siècle.
Après le pont, à gauche, champ de courses de la Société d’Encouragement (galop). hippodrome
Maj 12/08/2021
Pendant la guerre 1939/1945
Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Jojo, le marchand de gâteaux
M. Alain EYSSAUTIER m'a rapporté que sa mère lui avait souvent raconté ces faits : avenue Jules Guesde, il y avait un boulanger qui faisait les distributions, pains, croissants, ...
Dès que les Allemands sont arrivés à Bordeaux, les habitants l'ont vu sous un autre jour. Il était en effet habillé, en officier allemand SS.
Cette information m'a été confirmée et complétée par Mme Jacqueline ESTÉBE. Elle parlait à l'époque de « Jojo le pâtissier ». Il sifflotait très souvent et je me rappelle l’avoir entendue chanter « Jojo, le marchand de gâteaux. »
Maj 02/12/2020

Souvenirs
Madame Jacqueline ESTÉBE, née en 1930, habitait avec ses parents, impasse Hauret qui borde le château (des 3 tours ou Ségol) qui durant la guerre était le siège de la Gestapo. Les volets de la maison donnaient sur le château. Durant toute la guerre, nous n’avions pas le droit d’ouvrir ces volets. Nous entendions quelquefois des hurlements de gens torturés.
Elle nous livre ici quelques souvenirs.
Maj 02/2021 & 05/03/2021
Ecole en bois
Voir aussi : -1784: écoles, -1878: Ecoles de filles, -1900: École mixte allée de Boutaut, -1911: écoles,
Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Pendant la guerre notre école se trouvait dans le passage près de la mairie (actuel passage des écoles, entre cours Louis Blanc et rue Coudol).
Le surnom de l’école était « les classes en bois ». Le bâtiment et les classes étaient en bois. Les séparations entre classes, également en bois, permettaient de voir de l’autre côté de la cloison à travers les nœuds du bois.
Notre curiosité nous réserva une mauvaise surprise. En effet, au cas où l’école serait bombardée et pour limiter au maximum le nombre de victimes, les classes étaient occupées une sur deux. Et dans les classes inoccupées, la mairie avait stocké un grand nombre de cercueils en prévision du pire.
Récit de Jacqueline ESTÉBE
Maj 01/2019

Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Rafles
En 1942, un soir d’été, mon père entendait des enfants juifs pleurer dans un camion garé devant la Gestapo en vue de partir à la synagogue (au moment des rafles). Ils avaient très soif.
Alors, prenant son courage à deux mains, il prit un broc d’eau et alla le donner aux enfants. Je l’ai suivi malgré les cris de ma mère (« n’y va pas, n’y va pas ») et les vociférations d’un Allemand qui criait « schnell, schnell » (vite, vite).
Maj 02/2021
Récit de Jacqueline ESTÉBE

Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
La sacoche en cuir
Mon père allait souvent au bar chez Bouscaut (angle avenue de la Libération et rue Émile Zola), près de la Charmille. Ils jouaient au billard avec des copains, soûlaient les Allemands pour essayer de les faire parler.
Mes parents avaient décidé de m’envoyer en Suisse (pour environ 6 mois avec ma sœur) à l’abri de la guerre, en 1942 ou après. Pendant cette période, nous avions au moins de quoi manger. Mon père m’avait confié un porte-documents en cuir en me disant qu’il contenait ma brosse à dents, et qu’en aucun cas je ne devais m’en séparer. A Bellegarde (Bellegarde-sur-Valserine), proche de la Suisse, une personne de la Croix-Rouge (infirmière ?) viendrait me chercher en me disant « je viens de la part de Zozo (1) » et je devrais donner la sacoche à cette personne.
Nous étions plusieurs enfants (5 ou 6) à transiter par Paris, accompagnés par mon père. À Paris nous avons été pris en charge par la Croix-Rouge.
Nous avons attendu qu’un train se forme. En cours de route le train s’arrêtait souvent sur des voies de garage pour laisser passer des convois allemands.
J’ai scrupuleusement respecté la consigne de mon père et effectivement j’étais attendue avec ma sacoche. Ce n’est que bien plus tard que j’ai pensé que je transportais des documents bien plus importants qu’une brosse à dents.
(1) Zozo était le surnom de mon parrain (Georges, étant le prénom) en Suisse.
Maj 02/2021 & 05/03/2021
Récit de Jacqueline ESTÉBE

Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Les bombardements
Pendant les bombardements nous allions nous cacher dans les tranchées de la Gestapo, dans le château, où nous étions acceptés dans ces cas. Après réflexion, nos parents ont réalisé que les Allemands étaient les premiers visés.
Ensuite, nous allions nous cacher dans un garage, sous des lessiveuses.
Maj 05/03/2021
Récit de Jacqueline ESTÉBE

Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
La débacle allemande (1944)
Au siège de la Gestapo, les nazis brûlaient le maximum de documents. Un officier allemand est venu voir ma mère :
« Bonjour madame, je voudrais du fil et une aiguille pour recoudre un bouton ».
Ma mère qui n’avait pas répondu au « bonjour », lui rétorqua :
« Depuis que vous êtes ici, nous n’avons plus rien ! »
L’officier allemand reparti, non sans avoir dit :
« Vous inquiétez pas, ceux qui arrivent seront pires que nous ». Il parlait des Russes.
Maj 02/2021
Récit de Jacqueline ESTÉBE

Incendie cafés Masset
Voir aussi : -1830: accident, -1881: incendie usine Mallet, -1886: Explosion St-Médard, -1900: Explosion et incendie, -1901: Incident, -1902: incendie dépôt tramway, -1903: Incendie fabrique capsules, -1925: incendie asile, -1926: accident usine Denux, -1928: incendie, -1930: Incendie entrepôt essence, -1948: incendie fabrique de peinture, -1948: incendie fabrique chaussures, -1953: Déraillement,
Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Tout n’a pas été négatif. Pendant l’incendie des
Cafés Masset, les soldats allemands ont aidé les riverains à sortir les meubles, les affaires personnelles.
Maj 05/03/2021
Récit de Jacqueline ESTÉBE

1941-01. Voies Maréchal Pétain
Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Guerre - Attentat, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Plusieurs rues en Gironde, porteront le nom du maréchal Pétain.
Les municipalités du département de la Gironde ont répondu avec un bel élan à la demande de M. Pierre Alype, préfet de la Gironde, les invitant à donner le nom du maréchal Pétain à la principale voie de leur commune.
A l’heure actuelle et bien que de nombreux Conseils municipaux ne se soient pas encore réunis pour en délibérer, près de trois cents maires ont fait savoir a M. le préfet que le nom du chef de l’État était donné soit à la place, à l’avenue, à l’allée ou à la rue la plus importante de la commune.
Parmi ces communes, Langon, Blaye, Cenon, Le Bouscat, Pessac, Arcachon, Lesparre, Soulac, Bassens, Coutras, Bazas ont été les premières à répondre à l’appel de M. le préfet.
Des communes rurales, où les voies n’avaient jusqu’à ce jour reçu aucune dénomination, ont tenu à rendre hommage au maréchal Pétain en donnant son nom à la voie principale de la commune, bien souvent la place du bourg où se dresse le monument aux morts, devant la mairie et l’église.
Maj 01/08/2024
1941-10. Guerre - Attentat
Voir aussi : -1914: Gouvernement Bdx Bouscat, Voir aussi : -1918: cartes d’alimentation, Voir aussi : -1941: Voies Maréchal Pétain, Voir aussi : -1939-45: Les arènes pendant la guerre, Voir aussi : -1939-45: Souvenirs, Voir aussi : -1939-45: Ecole en bois, Voir aussi : -1939-45: Rafles, Voir aussi : -1939-45: La sacoche en cuir, Voir aussi : -1939-45: Les bombardements, Voir aussi : -1939-45: La débâcle allemande, Voir aussi : -1939-45: Incendie cafés Masset, Voir aussi : -1944-45: bataillon Gernika, -1944: crash en 1944,
Synthèse de plusiers articles :
Sévères sanctions a Bordeaux.
Les autorités occupantes ont pris de sévères sanctions à la suite de l'attentat qui a été commis dans cette ville et a coûté la vie à un officier allemand.
Les établissements tels que théâtres, cinémas, music-halls, seront fermés et les réunions publiques interdites jusqu’après les obsèques de la victime pendant lesquelles tous les magasins devront être également fermés.
Le couvre-feu a été fixé à 19 heures dans la ville même et dans les communes des environs Bassens, Bègles, Bouliac, Bruges, Caudéran, Cenon, Eysines, Floirac, Le Bouscat, Lormont, Carignan, Talence, Pessac, Villenave-d’Ornon, Gradignan.
La circulation est interdite entre 19 h. 30 et 8 heures du matin dans ces mêmes localités. Toutefois, des demandes de laissez-passer peuvent être présentées pour des cas urgents, soit aux commissariats de police, soit à la mairie des communes, et c’est la feld kommandantur qui, comme précédemment en décidera.
Enfin, les autorités allemandes ont demandé que cent personnes fussent désignées comme otages dans Bordeaux même et les communes suburbaines ci-dessus mentionnées.
Sur ordre du chef de l’administration militaire du district de Bordeaux, les mesures complémentaires suivantes ont été ordonnées La ville de Bordeaux et les quinze communes déjà citées dans l’avis précédent doivent verser sans délai une caution de dix millions de francs, prélevés sur les fonds publics.
Selon l’issue de l’enquête et si d’autres actions hostiles venaient à se produire, est réservé, le droit de déclarer que cette caution revient au Reich. La caution doit être versée avant le 24 octobre, 18 heures.
Bordeaux, le 23 octobre 1941.
MaJ 10/08/2024
1942-12. Échange cuivre - vin
Voir aussi : -: Viticulture au Moyen Âge, -1859: Vins du Bouscat, -1867: Vins du Bouscat, -1888: Publicité vin, -1896: vin pesqui, -1901: Vins. Négociant ou propriétaire ?,
C’est du 15 au 31 décembre inclus (dimanches compris, Noël excepté), qu’aura lieu la collecte des métaux cuivreux (cuivre, bronze, laiton, maillechort) dans les localités ci-après :
Bordeaux, Arcachon, Libourne, Pessac, Bazas, Blaye, Lesparre, Cenon, Bègles, Talence, Caudéran, Le Bouscat, Mérignac.
La liste des centres de collecte – ouverts sans interruption de 9 heures à 17 heures – est indiquée par les affiches administratives apposées sur tous les bâtiments publics, en particulier à la Mairie.
Il est rappelé que seuls les objets ménagers, en métal cuivreux, seront acceptés et qu’il sera remis pour chaque tranche de 200 grammes de métal un « Bon » pour 1 litre de vin à prendre, immédiatement et gratuitement, chez n’importe quel détaillant en vin des villes de collecte, jusqu’au 10 janvier 1943 dernier délai (se munir de récipients).
Le cuivre ainsi ramassé permettra de fabriquer, en 1943, le sulfate de cuivre qui fait actuellement défaut et dont les viticulteurs ont absolument besoin pour lutter contre les maladies cryptogamiques. La participation de tous à cette collecte est indispensable à la sauvegarde du vignoble français qui constitue l’un des éléments les plus importants de notre patrimoine national.
Maj 01/08/2024
1948. Incendie fabrique de peinture
Voir aussi : -1830: accident, -1881: incendie usine Mallet, -1886: Explosion St-Médard, -1900: Explosion et incendie, -1901: Incident, -1902: incendie dépôt tramway, -1903: Incendie fabrique capsules, -1925: incendie asile, -1926: accident usine Denux, -1928: incendie, -1930: Incendie entrepôt essence, -1939-45 : Incendie cafés Masset, -1948: incendie fabrique chaussures, -1953: Déraillement,
Un violent incendie a détruit le 23 mars 1948 une fabrique de peinture au Bouscat.
Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de francs.
Les causes du sinistre sont encore inconnues.
Maj 25/06/2023
1948. Incendie fabrique chaussures
Voir aussi : -1830: accident, -1881: incendie usine Mallet, -1886: Explosion St-Médard, -1900: Explosion et incendie, -1901: Incident, -1902: incendie dépôt tramway, -1903: Incendie fabrique capsules, -1925: incendie asile, -1926: accident usine Denux, -1928: incendie, -1930: Incendie entrepôt essence, -1939-45 : Incendie cafés Masset, -1948: incendie fabrique de peinture, -1948: incendie fabrique chaussures, -1953: Déraillement,
Un incendie s’est déclaré le 31 mai 1948 à 9 heures dans le dépôt des matières premières d’une fabrique de chaussures du Bouscat. On évalue les dégâts à 80 millions et plusieurs centaines d'ouvriers sont réduits au chômage.
Cette fabrique (Souillac) sera définitivement fermée en 1981.
Maj 11/12/2022
1949-08. Pluie artificielle
Article d'un quotidien régional :
Nouvelle pluie artificielle sur la région de Bordeaux. Bordeaux. – Une seconde expérience de pluie artificielle a eu lieu dans la région bordelaise. Profitant de la présence de nuages du type cumulo-nimbus remplissant les conditions nécessaires, un avion a lâché de la neige carbonique au-dessus du Bouscat, près de Bordeaux. L’opération a parfaitement réussi et une pluie abondante est tombée sur Bordeaux.
D’autres expériences, effectuées au-dessus de localités de la banlieue bordelaise, ont également réussi.
Maj 21/01/2023
Revue historique de Bordeaux. Synthèse pour le Bouscat
Ici, de nombreux extraits d'un livre revue historique de Bordeaux, de 1952. Je ne m'intéresse qu'à la partie intitulée : « Développement et les paysages la banlieue nord-ouest de Bordeaux : Caudéran et le Bouscat ».
Il est remarquable de constater que l'évolution ne cesse pas. Certaines phrases sont toujours d'actualité.
Source : archives personnelles Jean-Claude Bertreau

Au XVIIe siècle, il existe trois secteurs différents : les villages, noyaux de peuplement, aux constructions serrées, autour desquels la terre est divisée à l’extrême en longues lanières de vignes. Au-delà, un secteur rural couvert de vignes et de bois est morcelé par plaques. Entre la vigne et les hameaux, une zone financièrement sous l’emprise de Bordeaux, constituée par de grandes propriétés d’agrément. Joignant ces secteurs, les grandes routes seront les véhicules de l’influence bordelaise et vivifieront les zones qu’elles traversent, tandis que les surfaces marécageuses ou boisées ne se développeront pas.
Caudéran et le Bouscat faisait de secteurs de l’expansion bordelaise. La phase d’urbanisation se décompose en deux périodes : jusqu’en 1880 environ, les nouveaux venus peuvent encore s’entasser dans les maisons urbaines ; peu s’établissent au-delà du tout récent boulevard où les cultures sont prédominantes, mais où de vastes espaces libres permettent à la population de s’installer à sa guise ; après 1880, au contraire, une fièvre de construction ravage la campagne.

Les vins

Évolutions de la ville
Le quartier La Harpe (voir Alphonse-Daniel de LA HARPE) s’organise entre les routes et à proximité de Bordeaux.
Après la percée des boulevards (de 1859 à 1865), l’aspect définitif de la colonisation individuelle se profile.
Les constructions se localisent au Bouscat entre le chemin d’Eysines et l’avenue Victor-Hugo actuelle.
Vers 1920-1930 se situe le maximum d’intensité de développement suite aux conditions nouvelles de l’après-guerre. La fonction résidentielle de Caudéran et du Bouscat atteint son plein développement, et l’importance routes et des moyens de communications devient primordiale.
L’après-guerre a vu aussi fleurir un grand nombre de lotissements sociaux. Les lois Ribot et Loucheur favorisèrent la politique des lotissements de « maisons à bon marché ».
En 1932, la « Société Anonyme de Crédit Immobilier de la Gironde », consent des prêts aux acquéreurs de parcelles de lotissements et bâtit à leur intention une maison qui leur est ensuite louée pour une période de vingt-cinq ans. La valeur locative est fixée proportionnellement à la valeur de la maison et du prêt (taux de 4 %), et le locataire devient propriétaire à l’amortissement de sa dette. Ce système développe un type moyen d’habitations : de deux ou trois pièces ou d’un étage, à peu près identiques, parce que le loyer annuel doit être inférieur – pour chaque catégorie d’immeuble – à un maximum fixé dans chaque commune et parce que les locataires propriétaires appartiennent à la même classe sociale aisée. C’est que fut construite la rue Voltaire, au Bouscat.
Ces émigrants désirent à proximité de leur travail et bénéficier de moyens de transports rapides et commodes. C’est pour cela que sont morcelées d’abord les zones les plus voisines de Bordeaux et directement reliées à la ville.
La localisation et l’aspect des lotissements impriment un aspect particulier à la banlieue nord-ouest. Les lotissements les plus anciens se situent à proximité de Bordeaux. Ils ont tous la même structure : des rues parallèles aux boulevards, coupées à angles droits par rues y aboutissant.
Les lotissements autonomes sont peu nombreux : Lafon-Féline, Lamothe ; ils représentent 100 hectares en rapport étroit avec les voies de communications. Ils sont établis – Lafon-Féline, Monrabeau – sur de vastes propriétés. Lamothe sur des marais, et sont anciens ; ils datent de 1880-1885 et offrent un de petits pavillons familiaux ou de très modestes demeures.
Les lotissements intercalaires, de superficie modeste, 50 à 100 ares se répartissent sans ordre. Récents, ils comblent les espaces libres, et presque toujours chevauchent une rue (lotissements Mermoz, d’Aussy, Pérès). Plus variés, ils groupent différents types. Construits d’abord près de la ville, les lotissements se sont ordonnés ensuite le long des voies de communication et enfin s’étendent désormais dans la campagne accusant l’extension en nébuleuse.
Les parcelles sont petites ; elles mesurent de 2 à 5 ares. Autour la maison, ou derrière, un jardin est réservé. La grande parcelle l’exception, même dans le lotissement riche ; elle garde des dimensions moyennes (150 à 200 mètres carrés au lotissement Jean Mermoz).
Leur forme n’est pas l’héritage de la structure viticole, mais le résultat des morcellements ; elle permet aux lotisseurs de découper de nombreux lots, ouverts sur la rue par leur petite dimension, suffisante cependant pour construire une échoppe, 6/8 mètres.
Lubeck
Le type élémentaire de superficie restreinte, établi à partir d’une seule ou de plusieurs parcelles, sur un espace libre bordé d’une voie, est formé en fonction de la surface et de la route, qui ordonne la disposition et la forme des parcelles. Tels sont le lotissement Lubeck.
Evolution des constructions Le Bouscat et Caudéran :
Années | Avant 1850 | 1850 - 1880 | 1914 - 1942 |
Années | Avant 1850 | 1850 - 1880 | 1914 - 1942 |
Le Bouscat | 288 | 1044 | 1860 |
Caudéran | 441 | 1264 | 2820 |
Totaux : | 729 | 2308 | 4680 |
Il convient aussi de souligner l’extension considérable des habitations. C’est une fièvre construction continue et accélérée qui urbanise la campagne et pose de nombreux problèmes d’aménagement. La ville fournit à la banlieue nord-ouest une population qu’elle attire à un rythme urbain Les premières constructions se sont établies près de Bordeaux, puis ont progressé le long des voies de communications, pour atteindre les limites ouest de Caudéran et du Bouscat, lorsque les moyens de transports rapides ont raccourci le temps de parcours entre la ville et la campagne.
Caudéran et Le Bouscat sont aujourd’hui une banlieue résidentielle. L’unité architecturale de la banlieue nord-ouest est réalisée par la maison ouvrière qui, depuis trois quarts de siècle, uniformise le paysage. Elle représente 69 % des constructions. L’échoppe prédomine. Coquette, bien entretenues elle contribue à donner à la banlieue nord-ouest une note soignée. Elle couvre de grandes surfaces, habitée par une seule famille, trait résidentiel et typiquement bordelais. Noyés parmi ce flot de petites maisons, les immeubles bourgeois du XIVe siècle ou les châteaux antérieurs subsistent. Ils ne représentent plus que 3 % de la superficie bâtie dont 2,5 % à Caudéran.
L’habitation est confortable et aisée c’est par excellence la banlieue riche et aristocratique de Bordeaux, dont les origines remontent loin dans le passé. Cette banlieue abrite encore une partie de la vieille aristocratie bordelaise. Mais la population s’est renouvelée. À la structure sociale hiérarchisée de l’ancien régime s’est superposée et même substituée une masse ouvrière et bourgeoise de salariés non directement productifs. Ceux-ci ont occupé de préférence certains quartiers qui convenaient mieux à leur travail, à leur niveau de vie.
Les vieux quartiers villageois de Caudéran et du Bouscat sont aujourd’hui des résidences de travailleurs urbains, mais la modification des fonctions n’a pas altéré leur aspect rural.
Les habitations sont plus nombreuses, encore en ordre dispersé, basses. Certaines, très petites, sont de vieilles maisons qui figuraient déjà sur la Liève du Tènement général de 1771. Elles ont une façade étroite, 4 mètres parfois, ou mesurent « 7 pas 2 pieds », c’est-à-dire. un peu plus de 6 mètres, largeur d’une échoppe simple actuelle. Elles s’allongent, si elles abritent un chai, ou offrent la disposition classique de la maison rurale, composée de trois pièces alignées sur la route et couverte d’un toit de tuiles creuses dont le faîte est parallèle à la plus grande dimension. L’échoppe à étage est une exception.
Une partie de la population part chaque jour vers Bordeaux, mais les ménagères ne quittent pas le village pour s’approvisionner, continuent à pomper l’eau à la fontaine, et le soir, l’ouvrier-jardinier cultive son lopin de terre.
Ces maisons demeurent sans confort, inadaptées à leur nouvelle fonction, mal desservies par les moyens de communications, abritent une population ouvrière et pauvre.
Le quartier maraîcher du Bouscat, de création plus récente, offre un tout autre aspect. Les maisons dispersées parmi les planches de légumes, les châssis et flanquées d’un grand hangar sombre, dessinent un paysage typique. Toutes les maisons se ressemblent. Ce sont, le plus souvent, des échoppes doubles, allongées, de dimensions moyennes, 8 à 10 mètres de façade à pignon sur le côté, construites à proximité des chemins et orientées au sud-est. Elles ont été édifiées récemment et retiennent agréablement le regard par leur teinte claire, souvent blanche, leur jardin fleuri.
Les habitants sont tous des maraîchers, occupés à leurs cultures ; population laborieuse, mais riche et fière de son aisance. Quarante-cinq familles de jardiniers, propriétaires de la terre transmise de père en fils, se groupent en syndicats et se préoccupent de leurs intérêts et de la rentabilité de leurs cultures.
La dispersion des habitations soignées, la psychologie du groupe maraîcher individualisent le quartier. Il occupe l’espace situé au nord-ouest du village, de part et d’autre du chemin des Écus, du chemin Combes, de la Palu, de l’avenue de Tivoli et de la route du Médoc.
Ces familles, nombreuses pour la plupart, vivent d’une façon précaire, mais en accord parfait avec le milieu physique et possèdent un genre de vie qui leur est propre. Lamothe constitue pour Le Bouscat un quartier de détresse et de mal lotis.
Tous les immeubles sont en retrait, mais se libèrent de l’alignement rigoureux : chemin Alexis Capelle.
La barrière du Médoc est la plus commerçante et animée par les épiceries, boucheries, boulangeries, crémeries.
Les quartiers évoluent constamment. Les vieilles demeures se démocratisent ; plusieurs familles modestes les occupent. La structure sociale des quartiers évolue avec le temps et, parallèlement, le paysage de Caudéran et du Bouscat devient chaque jour un plus urbain.
L’influence de Bordeaux a transformé en cent cinquante ans le fief viticole de Saint-Seurin (Voir Chapitre de Saint-Seurin) en un paysage semi-ouvert, d’habitat dissocié caractéristique de la banlieue résidentielle ; elle a fait naître le secteur maraîcher du Bouscat, les zones de lotissements, les quartiers de passage et les barrières. Si les vieux villages de vignerons subsistent, noyés de l’uniformité des constructions modernes, ils abritent maintenant des travailleurs urbains.
Une ère nouvelle s’ouvre pour Caudéran et Le Bouscat; leur accroissement démesuré pose de nombreux problèmes administratifs, économiques et sociaux, désormais inséparables de ceux de Bordeaux.
Suzanne DUPHIL
Maj -
1953. Déraillement
Voir aussi : -1830: accident, -1881: incendie usine Mallet, -1886: Explosion St-Médard, -1900: Explosion et incendie, -1901: Incident, -1902: incendie dépôt tramway, -1903: Incendie fabrique capsules, -1925: incendie asile, -1926: accident usine Denux, -1928: incendie, -1930: Incendie entrepôt essence, -1939-45 : Incendie cafés Masset, -1948: incendie fabrique de peinture, -1948: incendie fabrique chaussures,
Un train de marchandises a déraillé de nuit, au Bouscat sur la ligne de ceinture de Bordeaux. Six wagons sont sortis des rails et deux se sent couchés sur les voles, les obstruant complètement. Il n’y a pas eu d’accident de personne mais les dégâts matériels sont importants.
Maj 01/08/2024
Évolution démographique

A suivre...