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TRAMWAY



 

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Voir aussi : -1893: tramway, -1894: tramway, -1895: tramway, -1895: tramway, -1901: Incident, -1902: incendie dépôt tramway, -1920: tramway, --: Tramways anciens,

 

1878. Avis aux organisateurs des tramways.

Dans une documentation de 1878 de la Gironde ( Source : Gallica BNF ), on trouve des informations très intéressantes concernant l'évolution de la population de Bordeaux et des communes proches, avec un appel vers le tramway :
« Le développement considérable de la population des communes de Talence, Bègles, Caudéran et le Bouscat indique la tendance qu'ont de nombreuses personnes occupées à Bordeaux à habiter la banlieue. Avis aux organisateurs des tramways. ».
Maj 06/2019

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Evolution de la population

Communes182018721876progression
Bordeaux89 202194 055215 140125 938
Bègles2 0505 5176 2024 152
Caudéran1 9595 1195 2913 332
Mérignac2 7644 7484 9672 203
Le Bouscat1 6293 4554 1822 553
Talence1 1943 6043 8732 679
Eyzines et le Haillan1 8353 3673 4461 611
Pessac1 3492 7993 1031 754
Saint-Médard-en-Jalle1 4442 6133 0011 557
Lormont1 5982 7622 8581 260
Gradignan1 4872 2692 377890
Villenave-d'Ornon1 3242 2002 319995

Maj 06/2019

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1878. Etat des transports

Le service d'omnibus dans la ville de Bordeaux et sa banlieue est concédé à une Compagnie générale des omnibus qui dessert aussi les gares des chemins de fer de Paris-Orléans, du Midi, du Médoc, de la Sauve.

Le matériel de cette compagnie comprend 693 chevaux et 213 omnibus dont :

  • - 82 pour le service intérieur de la ville;
  • - 62 pour le service de la banlieue;
  • - 69 pour le service des gares des chemins de fer.

Ces omnibus sont divisés comme suit, par rapport au nombre des places :
  • - 52 omnibus de chemin de fer à 6 places;
  • - 17 omnibus de chemin de fer à 14 places;
  • - 6 omnibus ordinaires à 6 places;
  • - 17 omnibus ordinaires à 8 places;
  • - 10 omnibus ordinaires à 10 places;
  • - 96 omnibus ordinaires à 12 places;
  • - 15 omnibus ordinaires à 14 places;

Ces omnibus sont répartis dans les dépôts suivants : 77, Tivoli; 10, Bourbon; 31, Serr; 62, Cazaubon; et 33 à l'atelier de réparation de Tivoli.
La transformation d'une partie de ces lignes d'omnibus en tramways doit commencer en 1878.

Au nombre des voitures publiques de la ville de Bordeaux, nous devons ajouter :
  • - 53 voitures de déménagement;
  • - 840 charrettes attelées;
  • - 58 tombereaux;
  • - 346 charrettes à bras.

Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1879. Les lignes bordelaises

 

Extrait d'une carte de 1879. Source : Gallica BNF

  • N°. 1.— Du boulevard Jean-Jacques-Bosc par les quais, jusqu'au Bassin à flot avec prolongement au moyen d'omnibus ordinaires gratuits, par la rue de Lormont, jusqu'à l'extrémité des boulevards projetés.

  • N°. 2.— Partant alternativement du deuxième passage à niveau de l'avenue de Paris et du passage à niveau de la rue de Benauge, passant par la place du Pont, le pont, cours des Fossés, la rue de Cursol, la rue Jean Burguet, la rue de Berry, et aboutissant au boulevard de Talence par la rue St-Genès. Avec une autre ligne longeant les quais Deschamps et de Queyries, depuis la gare de La Sauve jusqu'à la rue Bouthier.

  • N°. 8.— Du quai de Paludate, angle rue St-Thibaut, au quai de Bacalan, par la rue St-Thibaut, les cours Saint-Jean, d'Aquitaine, d'Albret, les rue et place Dauphine, les cours de Tourny, du Jardin-Public, Portal et Saint-Louis, la gare du Médoc et la rue longeant les Docks, jusqu'au quai.

  • N°. 4.— Partant du quai, au bas du cours d'Alsace-et-Lorraine, passant par ce cours, la place Rohan, le cours d'Albret, la rue d'Ornano et aboutissant au boulevard du Tondu.

  • N°. 5.— Partant du quai, au bas de la rue Esprit-des-Lois, passant par la rue Esprit-des-Lois, la place de la Comédie, les allées de Tourny, les rues Fondaudège Croix-de-Seguey et aboutissant, par le boulevard de Caudéran, à l'extrémité du cours Saint-Médard.

  • N°. 6 — De la place Richelieu au boulevard de Caudéran par les cours du Chapeau-Rouge, de l'Intendance, de la place Dauphine, la rue Judaïque et alternativement :
  • — 1. Les allées d'Amour, les rues Capdeville, de la Croix-Blanche, le cours Saint-Médard jusqu'au boulevard de Caudéran ;
  • — 2. La rue Judaïque, la boulevard de Caudéran jusqu'à l'extrémité du cours Saint-Médard.

  • N°. 7.— artant le place Richelieu, suivant les cours du Chapeau-Rouge et de l'Intendance, la rue Vital-Carles, les places de l'Archevêché et Rohan, les rues du Palais-de-Justice, Jean-Burguet, de Berry et Pessac et le boulevard de Talence jusqu'au l'extrémité de la rue du Tondu.

  • N°. 8.— Partant de la place d'Aquitaine et aboutissant au boulevard de Talence, alternativement par la route de Toulouse et par la route de Bayonne, avec prolongement au moyen d'omnibus jusqu'au Jardin-Public, par la rue Sainte-Catherine, place de la Comédie, Quinconces et cours du XXX Juillet.


Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1892. Quelques chiffres

 

Nous croyons devoir aussi indiquer le chiffre des voyageurs sur la voie ferrée des tramways et sur celle des omnibus. La longueur des lignes de tramways est de 40 kilomètres, celle des lignes d'omnibus de 133 kilomètres dont 19k500m en ville. Le service est fait par 120 voitures de tramways, 127 omnibus et 1,200 chevaux.
Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1894. Bordeaux refuse le tramway électrique

 

Extraits d'une délibération du Conseil municipal de la Ville de Bordeaux, de 1894. Source : Gallica BNF

... pour peu que l’on suive le tracé de cette ligne, et que l’on considère les lignes de tramways ou d’omnibus urbains déjà existantes, il est évident qu’on ne peut répondre que par la négative...

... Le public ne peut donc trouver qu’un avantage médiocre à l’établissement de cette ligne...

... Par conséquent, dans le cas qui nous occupe, les communications de la ville entre le centre de la ville et le boulevard étant assurées par les lignes de tramways ou d’omnibus mises à la disposition du public par la Compagnie des Tramways et Omnibus de Bordeaux, nous estimons que la ligne de tramway électrique aboutissant au quai Louis XVIII ne peut pas et ne doit pas être déclarée d’utilité publique...

... nous n’avons pas à nous occuper actuellement de l’encombrement qui existe très souvent au carrefour de la barrière du Médoc, mais cependant, si l’on veut relier un jour la ligne de tramway électrique qui existe à celle qui est projetée, cet encombrement sera fort augmenté et il est hors de doute que le Département serait obligé de prendre les mesures nécessaires à l’élargissement de ce carrefour...

... Mais si nous songeons à l’aspect de nos voies publiques, que dirons-nous du système de traction électrique avec prise de courant aérienne, proposé par la Compagnie du Tramway électrique ? D’après les indications du projet, le câble conducteur serait suspendu à l’aide de fils métalliques transversaux ou supporté par des consoles allongées ou des pylônes à double bras. Voilà un bel ornement pour nos rues, notamment pour le cours du XXX-Juillet, qui bénéficierait d’une double voie avec « poteau d’axe à placer dans l’entre-voie pour la suspension des câbles. » ...

... Ce système est fort économique, mais il est assurément d’un aspect des plus disgracieux. Il peut être accepté pour une ligne de banlieue, mais il ne saurait en être de même pour une ligne urbaine à construire à Bordeaux, où les préoccupations esthétiques peuvent et doivent, à bon droit, acquérir de l’importance. Il serait très regrettable qu’on pût dégrader, par l’installation de poteaux et de conducteurs aériens, l’aspect des plus beaux quartiers de notre ville...

Il est également fait état de pertes financières pour la ville, et le Conseil émet un avis défavorable à la déclaration d’utilité publique de la ligne de tramway à traction électrique que la Compagnie de Bordeaux-Bouscat au Vigean.
Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1894. Etat des transports

C'est ce que dit le décret de concession de 1879, dans l'article 1er du cahier des charges annexé, ce La ville de Bordeaux est autorisée à placer à ses risques et périls sur les voies publiques ci-après désignées, dépendant tant de la grande voirie, que de la voirie urbaine, un réseau de voies ferrées desservies par des chevaux, et à y établir un service de voyageurs.

Le réseau comprendra les huit lignes suivantes :

Ligne n°1. — Du boulevard Jean-Jacques-Bosc, par les quais, jusqu'au Bassin à flot.

Ligne n°2. — Partant alternativement : 1° de la gare de La Sauve, quai Deschamps ; 2° de l'extrémité de la rue Bouthier, sur le quai de Queyries ; 3° du deuxième passage à niveau de l'avenue Thiers ; 4° du passage à niveau de la rue de la Benauge, passant par la place du Pont, le Pont, le cours des Fossés, la rue de Cursol, la rue Jean-Burguet, la rue de Berry et aboutissant au boulevard de Talence par la rue Saint-Genès.

Ligne n°3. — Du quai de Paludate, angle de la rue de la Gare, au quai de Bacalan, par la rue de la Gare, les cours Saint-Jean, d'Aquitaine, d'Albret, la rue et place Dauphine, les cours de Tourny, du Jardin-Public, Portai et Saint-Louis, la gare du Médoc et la rue longeant les Docks jusqu'au Quai.

Ligne n°4. — Partant du Quai au bas du cours d'Alsace-et-Lorraine, passant par ce cours, la place Rohan, la rue Rohan, le cours d'Albret, la rue d'Ornano et aboutissant au boulevard du Tondu.

Ligne n° 5. — Partant du Quai au bas de la rue Esprit-des-Lois, passant par la rue Esprit-des-Lois, la place de la Comédie, les allées de Tourny, les rues Fondaudège, de la Croix-de-Seguey et aboutissant par le boulevard de Caudéran à l'extrémité du cours Saint-Médard.

Ligne n° 6. — De la place Richelieu au boulevard de Caudéran, par les cours du Chapeau-Rouge, de l'Intendance, la place Dauphine, la rue Judaïque et alternativement : 1° par les allées Damour, les rues Capdeville, de la Croix-Blanche, le cours Saint-Médard jusqu'au boulevard de Caudéran; 2° par la rue Judaïque et le boulevard de Caudéran jusqu'à l'extrémité du cours Saint-Médard.

Ligne n°7. — Partant de la place Richelieu, suivant les cours du Chapeau-Rouge et de l'Intendance, la rue Vital-Carles, les places de l'Archevêché et Rohan, les rues du Palais-de-Justice, Jean-Burguet, de Berry et Pessac, et le boulevard de Talence jusqu'à l'extrémité de la rue du Tondu.

Ligne n°8. — Partant du boulevard, suivant alternativement la route de Toulouse et la route de Bayonne et aboutissant à la place d'Aquitaine.

M. le professeur Barckhausen a, à l'époque, dans un article publié parla Revue critique de législation et de jurisprudence, justement fait ressortir combien les prétentions du Conseil d'État étaient anti juridiques, contraires à notre législation. Il a séparé les droits d'autorisation de travaux publics des droits de concession attribués aux diverses autorités intéressées : à l'État pour les travaux nationaux; au département pour les travaux départementaux ; au Conseil municipal pour les travaux communaux. Notre droit a été garanti par la loi organique du 10 août 1871, (article 46.)

Et que dit l'article 2 du cahier des charges délibéré au Conseil municipal le 17 avril 1898 ?

TRACÉ :
Le réseau se compose de deux parties.

La première comprend des lignes déjà existantes à traction de chevaux qui ont été concédées à la ville par décret du 29 janvier 1879, pour une durée de cinquante années à partir du 1er janvier 1880 et qui ont été rétrocédées par la ville jusqu'au 31 décembre 1911 à la Compagnie des tramways et omnibus de Bordeaux à laquelle cette rétrocession doit être rachetée.

La deuxième comprend des lignes NOUVELLES non désignées dans la concession primitive.

Le réseau empruntera les voies publiques ci-après désignées :

Lignes déjà concédées.

Ligne n°1. — Des écluses du Bassin à flot à la gare du Midi et au boulevard Jean-Jacques-Bosc par les Quais et la rue de la Gare. (Une voiture sur deux se dirigera vers le boulevard Jean-Jacques-Bosc et l'autre vers la gare du Midi.)
Double voie du Bassin au pont de Brienne et à la gare du Midi.
Simple voie sur le reste du parcours.

Ligne n°2. — (A). De la gare de La Sauve à la rue Bouthier par les Quais de rive droite.
Simple voie sur tout le parcours.
(B). De la place Magenta au deuxième passage à niveau de l'avenue Thiers par la place Magenta, la rue de Cursol, le cours Victor-Hugo, la place Bourgogne, le pont sur la Garonne, la place du Pont et l'avenue Thiers.
Simple voie de la place Magenta au cours Victor-Hugo et à la traversée, de la place Bourgogne. Double voie sur le reste du parcours, avec faculté de supprimer une voie sur le pont de la Garonne au cas où la double voie provoquerait des encombrements dangereux pour la circulation.
(C). De la place du Pont au passage à niveau de la rue de la Benauge par la place du Pont, la rue Calvimont et la rue de la Benauge. Simple voie surtout le parcours.

Ligne n°3. — Du quai de Paludate (angle de la rue de la Gare) à la gare du Médoc, avec embranchement jusqu'au quai de Bacalan par la rue de la Gare, les cours Saint-Jean, d'Aquitaine et d'Albret, la rue Dauphine, la place Gambetta, les cours de Tourny, du Jardin-Public, Portal, Saint-Louis et la gare du Médoc.
Embranchement, à partir de la place Picard, par le cours Balguerie-Stuttenberg et la rue Lucien-Faure.
Double voie sur tout le parcours.

Ligne n°4. — Du terre-plein nord (rive gauche) de la rampe du pont sur la Garonne au boulevard du Tondu par le cours d'Alsace-et-Lorraine, la place Pey-Berland, la place et la rue Rohan, le cours. d'Albret et la rue d'Ornano, et alternativement : l° par le boulevard du Tondu jusqu'à la rue Judaïque ; 2° par le boulevard du Tondu jusqu'à la rue de Pessac. Simple voie sur tout le parcours, sauf sur le boulevard du Tondu.

Ligne n°5. — De la place Richelieu jusqu'au cours Saint-Médard, par la rue Esprit-des-Lois, la place de la Comédie, les allées et la place de Tourny, la rue Fondaudège, la rue Croix-de-Seguey et le boulevard de Caudéran.
Double voie sur tout le parcours, sauf devant l'église Saint-Ferdinand entre les rues Paulin et Calvé.

Ligne n°6. — De la place Richelieu au boulevard de Caudéran, par les cours du Chapeau-Rouge, de l'Intendance, la place Gambetta, la rue Judaïque, et alternativement : 1° par les allées Damour, les rues Capdeville et de la Croix-Blanche, le cours Saint-Médard et le boulevard de Caudéran jusqu'à la rue Judaïque ; 2° par la rue Judaïque et le boulevard de Caudéran jusqu'à l'extrémité du cours Saint-Médard.
Simple voie sur les allées Damour, la rue Capdeville et la rue Judaïque entre la place Gambetta et l'usine à gaz.
Double voie sur le reste du parcours.

Ligne n°7. — De la place Richelieu au boulevard de Talence par les cours du Chapeau-Rouge et de l'Intendance, la rue Vital-Caries, la place Pey-Berland, les rues du Palais-de-Justice, Jean-Burguet et de Berry, et alternativement : 1° par la rue de Pessac et le boulevard de Talence jusqu'à la rue de Saint-Genès ; 2° par la rue de Saint-Genès et le boulevard de Talence jusqu'à la rue de Pessac.
Simple voie : rue Vital-Caries jusqu'à la rue des Trois-Conils, rues du Palais-de-Justice. Jean-Burguet jusqu'à la rue Henri-IV, rue de Pessac jusqu'à 100 mètres du boulevard, rue de Saint-Genès jusqu'à la route de Bayonne.
Double voie sur tout le reste du parcours.

Ligne n°8. — De la place d'Aquitaine au boulevard de Talence : 1° par la route de Bayonne et le boulevard de Talence jusqu'à la route de Toulouse ; 2° par la route de Toulouse et le boulevard de Talence jusqu'à la route de Bayonne.
Double voie sur tout le parcours.

Lignes nouvelles.

Ligne n°1 bis. — De l'écluse nord du Bassin à flot jusqu'au boulevard Albert-Brandenburg par la rue de Lormont et le chemin de la Palu. Simple voie sur tout le parcours.
Les lignes n°1 et 1 bis sont considérées comme formant une seule et même ligne au point de vue de l'application des tarifs.

Ligne n°9. — Du boulevard de Talence au cours Saint-Jean par les rues Gustave-Régis et Eugène-Ténot, et alternativement. : 1° par la route d'Espagne ; 2° par les rues Pelleport et de la Gare.
Double voie sur tout le reste du parcours.

Ligne n° 10. —Du quai des Chartrons à la rue Croix-de-Seguey par le cours du Médoc, les boulevards Godard et du Bouscat.
Simple voie sur tout le parcours.

Ligne n°11 — Du boulevard du Bouscat à la place Picard par les rues Croix-de-Seguey, David-Johnston, Labottière et Camille-Godard.
Simple voie sur tout le parcours.

Ligne n°12. — Du cours du Médoc à la rue de Bègles par les boulevards extérieurs.
Simple voie sur les boulevards du Bouscat et Godard.
Double voie sur le reste du parcours.

Source : Gallica BNF
Maj 06/2019



Après la guerre de 1914-1918, la situation des tramways a beaucoup évoluée, quelquefois au bénéfice de certains.

Le 4 août 1919, le Conseil d'arrondissement de Bordeaux demandait qu'une entente intervînt pour que les voyageurs sur les lignes des tramways suburbains pénétrassent à Bordeaux ou en sortissent sans être obliges de rompre charge aux boulevards.

Le 3 septembre suivant, le Conseil général demandait des moyens de transports directs, fréquents, sans transbordement.

Le département a concédé ou rétrocédé l'exploitation des trois réseaux, suburbains (Le Bouscat, Pessac, Léognan) à trois Compagnies différentes qui, en réalité, n'en font qu'une. Cette exploitation laissait déjà bien à désirer avant la guerre; la situation financière n'en était pas florissante;

le réseau de Léognan ne distribuait aucun dividende, et les deux autres donnaient 3 % d'intérêt à leurs actionnaires.

Les trois Compagnies demandent un relèvement des tarifs de 25 % à 100 %. On(le Conseil Général) attend toujours vainement qu'elles construisent les lignes dues au département, organisent les services de messageries prévus par les Cahiers des charges et renouvellent leurs voies, arrivées à un tel degré d'usure que les voitures déraillent continuellement, occasionnant des accidents graves qui peuvent être suivis, d'un moment à l'autre, d'une véritable catastrophe.

Elles laissent dans un état déplorable leur matériel roulant, exaspèrent les voyageurs par des horaires extrêmement fantaisistes, et la situation va plutôt s'aggravant que s'améliorant.

Le personnel, mal rétribué, insuffisamment surveillé, est maître des services; les voyageurs restent des heures entières aux terminus des lignes sans voir arriver les voitures attendues, parce qu'il plaît aux employés de leur faire rebrousser chemin au milieu du parcours.

M. le Préfet qui, dans un document officiel dit qu'avant la guerre « ...le réseau de Léognan ne distribuait aucun dividende et les deux autres donnaient 3 % d'intérêt à leurs actionnaires. Loin d'atteindre fâcheusement les compagnies exploitantes, la guerre a, au contraire, favorisé leur exploitation ».
Maj 06/2019

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1895. Description détaillée

Extraits d'un revue scientifique :
À Paris, la traction par accumulateurs qui part de derrière l’Opéra et celle qui va de la Madeleine à Asnières n’ont pas donné de résultats défavorables. Sans doute les ingénieurs ont eu à lutter contre toutes les difficultés du début : les accumulateurs ne sont pas encore assez puissants sous un poids et un volume modérés ; ils durent peu, ils sont sujets à de fréquents dérangements, mais ces inconvénients disparaîtront à bref délai. Au point de vue du rendement, l’accumulateur donne un bon résultat ; il rend 70 pour 100 de l’énergie électrique qu’il a reçue, et l’essieu de la voiture reçoit 50 pour 100 de la puissance des machines fixes de l’usine de chargement. Au prix minime du cheval-vapeur dépensé par heure dans ces usines, les frais seront très modérés quand l’exploitation sera avancée et qu’on n’aura plus à compter avec les dépenses d’amortissement et d’installation, c’est-à-dire quand les accumulateurs seront perfectionnés. Tout cela assure un avenir avantageux aux accumulateurs appliqués à la traction des tramways. Du reste, les tramways peuvent très bien se passer d accumulateurs en adoptant le système des fils aériens et de trolley (curseur), quand la crainte de gêner les perspectives et l’aspect des monuments, qui compte tant d’adversaires pour l’intérieur des capitales, n’entre pas en considération. On ne sera donc pas surpris d’apprendre qu’en 1894 les tramways électriques se sont multipliés dans les villes où l’on n’a pas ces préjugés. Nous pouvons citer Marseille, le Havre, Le Bouscat (Bordeaux) comme ayant adopté pour leurs tramways la traction électrique ou l’ayant substituée à la traction animale.

De Bordeaux-Bouscat au Vigean, trajet assez court (4820 mètres), on a créé en 1894 un tramway à trolley et fil aérien. La voie à un mètre de largeur, elle est établie en rails Humbert pour la partie posée dans l’axe de la route du Médoc, en rails Vignole pour le reste.

Les traverses sont toutes en acier.
Les rampes sont très faibles et varient de 2 à 3 pour 100.
Le conducteur aérien est en cuivre de 8 millimètres de diamètre. Il est suspendu au milieu de la voie, soit par câbles en acier galvanisé attachés à des poteaux en bois ou en acier, soit par des consoles fixées à des poteaux en bois. Les voitures sont de deux sortes : les unes automobiles, les autres destinées à être remorquées ; les voitures automobiles, sans impériales, offrent 40 places. Les dimanches et jours de grand trafic, ces voitures remorquent un véritable train et transportent beaucoup de voyageurs ; elles sont, en outre, pourvues de cinq lampes à incandescence de seize bougies et de tous les accessoires de sécurité les plus perfectionnés.

Dans la station centrale, les chaudières, au nombre de deux, du type Babcock et Wilcox, pouvant vaporiser chacune 1 850 kilogrammes d’eau à l’heure, alimentent deux moteurs à vapeur Mac Intosh et Seymour compound sans condensation, de 150 chevaux, ayant une vitesse de 135 tours par minute. Ces machines à vapeur commandent directement par courroie deux dynamos multipolaires hypercompound Thomson-Houston, ayant une puissance de 100 kilowatts et une force électromotrice de 550 volts à 600 tours par minute.

Pris par un balai sur le collecteur de la dynamo, le courant se rend sur le fil qui est suspendu au-dessus et tout le long de la voie. En arrivant au point de contact de la ligne et du trolley, une partie du courant descend dans la voiture, actionne le moteur placé au-dessous de la plate-forme, et retourne ensuite à travers les rails à la dynamo de la station centrale.

Le courant principal, dont une partie a été dérivée pour faire marcher la première voiture, continue à circuler sur le fil aérien pour alimenter les autres voitures se trouvant sur la même ligne. Le retour s’opère par les mêmes rails et par la terre.

Chaque voiture prend sur le conducteur aérien quantité de courant qu’il lui faut dans le moment donné.
Pour que le retour du courant s’effectue sans difficulté, on a réuni les rails entre eux par des fils de cuivre rivés dans la masse du métal.


Maj 24/11/2024

Source : Internet Archive             ▲ Retour haut de page ▲

1896. Description simple

Description sommaire dans une revue scientifique :

Les personnes qui s’intéressent plus particulièrement à la question des moyens de transport ont étudié à Bordeaux l’organisation et le matériel de la compagnie du tramway électrique de Bordeaux – Bouscat au Vigean.
Cette ligne, à conducteur électrique aérien, se développe sur une longueur de 4 800 mètres ; elle est à voie unique et elle est desservie par des voitures faisant environ 12 kilomètres à l’heure.
Maj 16/07/2023

Source : Gallica BNF             ▲ Retour haut de page ▲

 

1896. Les problèmes du tramway à traction animale...

 

Extrait d'un article de la « Mémoire sur un projet d'avenue... ». de 1896.

...De plus, il importe de remarquer que la rue Vilal-Carles, comme la rue Sainte-Catherine et toutes celles qui aboutissent au cours de l'Intendance et à la place Gambelta, franchit l'ancien escarpement formé par la rive gauche de la Devèze; que, par suite, elle a une rampe de 5 a 6 centimètres par mètre sur une partie de son étendue, obligeant les chevaux et les piétons à ralentir leur allure, et les tramways à prendre un cheval de renfort. C'est là une nouvelle cause de relard qui s'ajoute à celle de la longueur du trajet.
Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1899. Revenus du tramway

 

La Revue industrielle de 1899 (Source : Gallica BNF) compare les revenus nets de 1897 et 1898 pour le tramway électrique du Bouscat

Pour 6 kilomètres de lignes, les revenus nets sont :
1897 : 16 410 francs.
1898 : 26 967 francs.

Maj 06/2019

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1914-1918. Pendant la guerre

Les hommes sont partis à la guerre. Les "Watwomen" remplacent les "Watmen". Elles sont souvent mal vues, pourtant indispensables. Source : bibliotheque.bordeaux
Voiture du tramway à Bordeaux. Chambon, Charles (1847-1931) Source : bibliotheque.bordeaux

Maj 06/2019

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1919. Entête courriers Tramways

1919. Bordeaux. Entête de courriers des Tramways Suburbains de Bordeaux. Source : archives personnelles Jean-Claude Bertreau

Maj 06/2019

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1922. Proposition d'extension vers Mérignac

 

Le Directeur du Service de la Navigation Aérienne fait une proposition qui se réalisera un siècle plus tard !

... J’ai d’ailleurs l’intention de vous prier de saisir en temps utile le Conseil Général du Département de la Gironde de la question fort intéressante du prolongement jusqu’à l’aérodrome de la ligne de tramway de Mérignac.
Voir la page Aviation.
Maj 06/2019

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1929. Demande de doublement des voies au Bouscat

En 1929 ( Source : Gallica BNF ), on veut doubler les voies du tramway, jusqu'à l'hippodrome. Extraits :

... lorsqu'il a été question de ce doublement, il a été entendu qu'il serait réalisé jusqu'au chemin de l'Hippodrome, car un des buts principaux que nous envisagions était le transport rapide et sans entrave de la foule qui se rend aux réunions si intéressantes et si fréquentées des courses du Bouscat. Il y a quelques années encore, ces réunions étaient fixées à cinq par an, trois au printemps et deux à l'automne; mais devant le succès inouï de ces courses, la vieille société d'encouragement de Bordeaux, dont la fusion avec la Société de steeple-chases est réalisée, a porté à seize journées de courses, toutes fréquentées assidûment, ses réunions et cela dans le cadre le plus coquet, le plus joli qu'il soit possible d'imaginer. Après les hippodromes de Longchamp et d'Auteuil, nous pouvons affirmer que celui du Bouscat, sous tous les rapports, répond en tous points aux exigences de la population si sportive de Bordeaux et de la région.

Il suffit pour s'en convaincre d'assister à une journée de courses sous un soleil printanier et où, à côté des pur sang agités, se distingue le fin et joli sourire de nos toutes gracieuses Bordelaises.

... L'absence d'une double voie dans cette partie de la ligne du Bouscat provoque, les jours d'affluence, à raison du nombre de lignes différentes qui l'empruntent, un embouteillage presque complet. Si vous trouvez la dépense trop élevée et si vous renoncez pour vos tramways à la recette supplémentaire que vous abandonnez, les jours de courses au Bouscat, aux autobus de la Compagnie des T. E. 0. B., ce qui sera regrettable pour les finances du département, je vous demande d'approuver tout au moins le doublement, reconnu nécessaire par la commission mixte, jusqu'au chemin de fer de ceinture. Mais il eût mieux valu, moyennant une dépense supplémentaire de 200 000 francs, réserver au département le bénéfice résultant de l'affluence à l'hippodrome du Bouscat les jours de manifestations sportives..

... En effet, j'ai assisté à la dernière manifestation hippique du Bouscat, et j'ai été frappé de voir stationner aux abords de l'hippodrome peut-être 50 à 60 autobus de la Compagnie des T. E. O. B. qui avaient amené là de très nombreux voyageurs, lesquels eussent certainement donné la préférence au tramway si la circulation en eût été rendue plus pratique; et j'ai eu là l'explication du peu d'empressement que met la même Compagnie, concessionnaire de nos tramways suburbains, à se rallier au projet que je préconise.
...

Maj 06/2019

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Bordeaux circule !

Estampe « Bordeaux circule ! » de Georges de Sonneville (1889-1978). On devine au fond le monument des Girondins. Source : Gallica BNF

Maj 06/2019

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1937. L'influence du tramway sur les petits pois...

 

Extrait d'un article de la « Revue de géographie commerciale ». de 1937.

La culture des pois en cosses a d'abord été groupée aux environs immédiats de Bordeaux ; Eysines possédait et possède encore sur le marché de Bordeaux une renommée particulière ; un autre centre se trouvait sur les communes de Cenon, Floirac, Artigues, Tresses, poussant des tentacules vers Saint-Sulpice-et-Cameyrac et Saint-Sulpice-d'Izon d'une part, vers Camarsac d'autre part. Elle s'est développée de bonne heure dans la vallée de la Garonne. La pénétration en ville des tramways suburbains, qui date d'une quinzaine d'années, a eu pour la culture des petits pois des conséquences imprévues : la main-d'oeuvre de la banlieue rurale s'est trouvée, du fait de la facilité des communication, drainée vers la Ville. A l'inverse, le progrès des chemins de fer, puis de l'automobile, a permis cette culture dans de nouvelles régions : Bazadais, Entre-Deux-Mers, tout au long de la ligne Bordeaux-Eymet, région de Saint-Mariens ; les plus appréciés viennent aujourd'hui non plus d'Eysines, mais de Cérons. Le tiers de la récolte est consommé à l'état frais, l'agglomération bordelaise suffisant largement à assurer l'écoulement, les deux tiers sont vendus aux usines de conserves. Le producteur porte sa récolte aux marchés locaux ou la livre à des commissionnaires-ramasseurs ; au fort de la saison, les apports journaliers sur le marché de Bordeaux atteignent 300 à 400 tonnes. Source : Gallica BNF
Maj 06/2019

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1958. Fin du tramway

 

Le tramway est définitivement (!) supprimé le dimanche 7 décembre 1958.
Maj 06/2019

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