HISTORIQUE
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Histoires de quartiers
La place Yves GOURRIBON. Quartier Ausone
La place GOURIBON précédemment appelée Place de CHÉBLI(1) puis, place JF KENNEDY, porte aujourd’hui le nom de place Yves GOURRIBON, à la mémoire de Yves GOURRIBON décédé accidentellement en 1981 et qui fut le fondateur du quartier.
À l’origine, un vaste domaine appartenant à l’Huilerie CALVET DELF qui s’étendait de l’avenue Ausone à la voie ferrée dont une partie (le long de cette voie) appartenait à la commune de BRUGES, parcelle cédée par la suite à la commune du BOUSCAT moyennant bien sûr, une compensation, fut acheté par l’ABAP et loti par la suite. Ce terrain était parcouru par un ruisseau nommé le Limancet et qui pour permettre les constructions fut détourné et canalisé par des buses en béton.
Se trouvait également un vaste vivier(2) peuplé d’une façon très rustique de grenouilles et autres batraciens. Ce vivier déclaré inconstructible fut comblé et réservé à l’aménagement d’une place fleurie et arborée qui apporte au quartier Ausone un espace de fraîcheur. Cet îlot de verdure est aussi un lieu de rencontres il sert à organiser certains rassemblements tel que la fête des voisins ou autres manifestations conviviales.
À noter qu’il y avait à l’origine une construction d’époque dite « LE CHÂTEAU » habitée par un Monsieur seul et âgé auquel l’ABAP avait donné l’autorisation de demeurer jusqu’à sa disparition. Après son décès, nous avons procédé à sa démolition pour permettre la construction de 3 maisons supplémentaires.
Pour la petite histoire, il faut retenir d’après le témoignage d’anciens bouscatais que, pendant la guerre 39/45 les forces d’occupation avaient installé sur ce terrain vierge à l’époque des batteries de Flak(3) (défense contre les avions).
Ce quartier a retrouvé depuis, toute sa sérénité.
Guy SAINT-MARTIN
Notes(1) La place de Chébli, née de la construction du quartier (auparavant, la place n'existait pas) a été officiellement inaugurée, au cours d'une cérémonie de parrainage, le dimanche 19 mai 1957 par MM. Max MONICHON, maire du Bouscat, Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, Ali Chekkal (assassiné le 26 mai 1957. Une rue du Bouscat porte son nom. Voir le Viographe), vice-président de l’Assemblée nationale algérienne. (2) Sur les cartes anciennes figurent bien un grand bassin de taille approximativement identique à celle de l'actuelle place. Ce bassin était relié au ruisseau Climenet (Voir aussi Limancet ou Climenet). Il semble que son rôle servait à réguler les débits d’eau dans les ruisseaux. (3) Il est possible qu'une de ces batteries soit à l'origine d'un crash. La précision de la Flak provoque des pertes. Au Bouscat, le 19 juin 1944, un appareil américain en difficulté se pose en catastrophe dans une propriété à la limite d’Eysines. source : http://www.ffi33.org/Bombardements/190644.htm |
Maj 02/04/2021
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Le vieux monsieur dont vous parlez(4) (locataire de la propriété) n'était autre que mon Grand-Père, Monsieur Raoul Giraud. J'ai donc passé ma jeunesse à Ausone à partir de 1945. Raoul Giraud était avec son frère Fernand Giraud propriétaire d'un très grand garage à Bordeaux rue du Palais Gallien. Il y a élevé trois filles dont ma Maman. Peut être que certains souvenirs, que je vous apporte ci-dessous, pourraient vous intéresser.

Je pense qu'il y a habité entre 1900 ou 1910 Jusqu'à son décès en 1963. J'ai donc parfaitement connu ces lieux, terrains de jeux de ma toute première jeunesse.

Il est à noter que mon Grand-Père avait mis à disposition une grande partie de sa propriété pendant la guerre à de multiples petites familles qui y avaient installé des jardins potagers pour palier aux difficultés que la guerre avait entraînées.
Il nous suffisait de traverser la ligne de contournement de Bordeaux qu'on appelait le chemin de fer de ceinture pour jouer sur le terrain de la DCA que les Allemands avaient installée afin de protéger la base sous marine. Si l'armement avait été démonté ils restaient des centaines de mètres de voies où circulaient encore de multiples wagonnés ayant servi à approvisionner les canons en munitions.

La partie de terrain située entre la rue Lanet, rue de Tivoli, rue Louis Jouvet, rue Ausone n'était autre qu'un immense camp de baraquements militaires allemands. Il y laissa place pendant quelques années à un « no man land » sur lequel des courses de stock cars(5) étaient régulièrement organisées et par la suite à des terrains de football.
Dans la rue Charcot il y avait dans le jardin d'une des maisons se trouvant sur la droite en venant de la rue Lanet, un palmier. Mon père, en faisant du feu, avait malencontreusement mis le feu à un second palmier qui jouxtait ce dernier. Ces deux palmiers marquaient le départ d'une petite source qui alimentait une cressonnière. Dans cette même rue, pour la petite histoire, coté gauche on trouvait les annexes du « château » Maison du jardinier (monsieur Péfault) et de grands chais. Dans l'un d'entre eux mon Grand-Père avait caché une quinzaine de voitures de marque Talbot appartenant à leur propriétaire afin de les soustraire à une réquisition par les Allemands.
J'aborderais l’existence du vivier... Et là, affabulation, légende ou pure invention de ma part ou qu'en dira-t-on ? Je n'ai jamais connu sa communication avec le Limancet(6), petit ruisseau sur lequel j'ai souvent fait naviguer de petits bateaux de fortune d’enfants. S’il est vrai qu'il fut rempli de vase pour la bonne fortune des grenouilles et des roseaux je lui ai toujours connu vraisemblablement une origine romaine. A savoir la présence des immenses dalles d'époque qui l'entouraient et qui en constituaient le fond ???
Une dernière énigme. J'ai connu, puis vu disparaître, dans le fond du parc, une dalle soutenue par deux colonnettes, de laquelle, disait-on, il partait un souterrain qui avait dû rejoindre le château Trompette(7), place des Quinconces ?
Jean-Pierre ALBET
N'hésitez pas à consulter ce blog familial qui donne beaucoup de détails sur Ausone
Notes(4) Le récit de M. Guy Saint-Martin. (5) Les courses de stock cars étaient officielles. (6) On peut conclure qu'à cette époque, le vivier était fermé, mais sur la carte de 1846, le doute n'existe pas. Il y a bien un lien avec le ruisseau et on parle de Climenet, non de Limancet. (7) Le château Trompette était situé sur l'actuelle place des Quinconces. |
Cartes anciennes place Gourribon

Sur cette vue, une carte de 1846 (Vue partielle de FRAD033_3P069_016, archives départementales) et tracés des voies actuelles.
Les couleurs renforcées bleues représentent les anciens ruisseaux et bassin. Les constructions de l'époque sont oranges.
En rouge, les tracés de voies actuelles et en vert, le tracé de la ligne de chemin de fer de ceinture.
Le ruisseau « Climenet » délimitait la limite du Bouscat dans ce secteur.
La construction dite « Le Château » s'appelait « Rachel » en 1846.



La tuilerie des Écus
Voici une photo de l'ex entrée de la tuilerie des Écus. Les travaux commencent (supermarché, immeubles,...) Merci à Photo Celhay www.photo-celhay.com pour cette vue historique.

Les Petits Écus. Quartier des Écus
Voici un récit de Mme Bouchareinc, qui nous raconte ses souvenirs au sujet des Ecus :
Pendant son mandat M. Max MONICHON, maire du Bouscat, avait préempté la propriété maraîchère (dont j’ai oublié le nom) qui devait devenir le lotissement des « Petits Écus », le grand, étant Ausone.
Un géomètre fut désigné qui traça la configuration et les lots. Un prix fut fixé et les souscripteurs avaient 3 ans pour régler le terrain.
Or au bout de ces 3 ans, au moment de signer, certains souscripteurs n’ayant pu régler durent renoncer.
Alors, à la Mairie, le secrétaire général, fit appel aux inscrits de l’autre lotissement (avenue de l’hôpital) dont nous faisions partie.
Pour signer les actes il fallait avoir de suite :
- - L’argent du terrain ;
- - Les 20 % de la construction.
Nous n’avons pas choisi, on nous a attribué le n°4. Je crois que nous étions 35.
F4 – F5 (côté droit, rue Mozart), F3 avenue Léon Blum et 2 F6.
Les prix avaient été « tirés » et par exemple si vous regardez un F4 à Ausone, ils ont comme un auvent qui nous a été supprimé.
C’est un monsieur, commercial chez Renault, et son épouse secrétaire chez Renault qui a eu l’idée de créer une association pour nous défendre.
Ainsi, tout le long de la rue Gounod, derrière il y avait des cressonnières ce qui fait que nous avions des creux pour lesquels il a fallu faire rentrer de la terre.
Les peintures (même celle de la façade qui était prévue) ont été supprimées.
Au cours d’une réunion, ce monsieur, plein d’humour annonce « Aux dernières nouvelles, on va nous donner une clé, mais pas la boite aux lettres ! »
Les maisons étaient livrées sans chauffage.
Dans l’entrée nous avons mis un poêle à feu continu qu’on alimentait avec de l’anthracite gaillette ou tête de moineau et une cuisinière à feu continu dans la cuisine.
En décembre 1960, j’ai rejoint mon mari pour 8 jours à Dakar.
Quand nous sommes rentrés, il y avait 2° dans la maison et 0° au garage. Mon mari a annoncé « avant 6 mois, il y aura le chauffage central ».
Et c’est ainsi que des habitants d'une maison, ont perdu leur salle à manger : ils étaient partis à Tarbes. Les soudures sous le gel ont claqué et tout le rez-de-chaussée a été inondé.
Un voisin, voyant l’eau couler sur la façade se demandait si c’était vrai.
Dans la rue Gounod, il y avait 3 voitures :
Les rues étaient dans les sens, mais avec le temps c’est mon mari qui a fait une pétition pour avoir les rues en sens unique.
Mme BOUCHAREINC
Nota: quelques noms du récit ne sont pas cités.
▲ Retour haut de page ▲Les Petits Écus. 2
Le projet de construction date du 22 Octobre 1956 (projet avec plans : 1955), pour la construction de 35 logements économiques et familiaux de types F3, F4, F5 et F6, dans les rues Mozart et Gounod, une petite partie des avenue Léon Blum et rue des Écus.
Les travaux sont officiellements achevés, le 30 Avril 1960. (M.René BODET, Président de l'Association des Propriétaires du lotissement 'des Écus').







Maj 30/12/2024
Le quartier de La Vache
Une légende s’effondre.
Voici, telle que l’on me l’a raconté l’origine du nom du quartier de La Vache.
La vache était le surnom donné au klaxon du train qui allait vers le quartier de la Vache. Cet avertisseur était indispensable pour avertir les ouvriers qui travaillaient sur les voies, mais aussi pour informer du changement manuel d’aiguillage.
Dommage, le nom de « La Vache » existe depuis bien longtemps. A l’origine le lieu s’appelait Villeneuve, mais en 1356, on parle déjà de la Vache(8), à une époque où le train n’existait même pas dans l’imaginaire.
Il est possible en revanche qu' ouvriers et conducteurs de trains aient surnommés cet avertisseur sonore « La Vache » en l’entendant arriver de… La Vache !
Notes(8) Source : Cartulaire de l’église collégiale Saint-Seurin de Bordeaux de 1897. |