Église Sainte-Clotilde du Bouscat
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Origine
En 1180, Arnaud, sieur d’Illac, fait don au Chapitre de Saint-Seurin de la « forest du Bouscat, près Bourdeaux ».
Le Bouscat devient une propriété ecclésiastique et ses habitants sont sous la juridiction, civile et religieuse, des Chanoines de Saint-Seurin.
Au Moyen Âge la vie religieuse bordelaise était liée à Saint-Éloi, Saint-Seurin et Saint-André.
À la Révolution française en 1789, le Bouscat est prospère. De nombreux négociants de Bordeaux y ont des maisons, des vignobles. La forêt du Moyen Âge n’existe plus.
En 1790, les derniers Jurats ont passé leurs pouvoirs à la nouvelle municipalité et le « citoyen-évêque » Pacareau est nommé à l’Archevêché.
En 1791, un habitant du Bouscat représente les intérêts de son quartier au sein d’un « conseil de Fabrique » (à la place du Chapitre de Saint-Seurin), dont les membres sont élus par les chefs de familles.
1835. Chapelle
Une première chapelle en 1835 qui sera rapidement suivie par une autre en 1839 :
Le quartier de campagne dit le Bouscat, près Bordeaux, n’avoit point d’église, quoiqu’il eût pu former une paroisse. Il dépendoit de la paroisse Saint-Seurin (voir Chapitre de Saint-Seurin), de Bordeaux. Une dame pieuse a entrepris au moins d’y bâtir une chapelle ; son zèle et son exemple ont produit la coopération de plusieurs personnes riches et pauvres.
La première pierre de la chapelle fut posée le 18 octobre de l’année dernière. À pareil jour, cette année, M. l’archevêque de Bordeaux a béni la chapelle qui est située au milieu de la commune, sur la place du Mai
(actuelle place Gambetta). Elle est d’une construction simple, mais de bon goût.
Le 18 au matin, M. Soissons, curé de Saint-Seurin, et son clergé, sont allés au-devant du prélat. Le maire, M. Auguste JOURJON, a complimenté M. l’archevêque. Le prélat a béni la chapelle qui est dédiée à sainte Clotilde, et a prononcé un discours relatif à la cérémonie. Il a félicité les habitans de pouvoir remplir plus aisément leurs devoirs religieux, M. le curé de Saint-Seurin devant envoyer un de ses ecclésiastiques pour célébrer les offices dans la chapelle.
M. l’archevêque a ensuite célébré la messe, assisté de M. l’abbé Georges, son grand-vicaire, après quoi le clergé et les autorités l’ont conduit, en procession dans la maison d’un des principaux souscripteurs, où le prélat s’est arrêté quelque temps.
Maj 17/07/2022
1839. Chapelle
En 1839, M. Grossard, fait construire une petite chapelle dans sa propriété et propose à la commune d’en faire l’achat, ce qui sera fait (Conseil municipal 27/10/1839).
10 ans plus tard, la chapelle menace de s’effondrer et devient dangereuse. Le culte y est souvent interdit par le préfet de la Gironde.
1853. Sainte-Clotilde
Bien plus tard, l’église Sainte-Clotilde est édifiée, suite à demande du Conseil Municipal.
Pour payer la construction, la commune du Bouscat et son maire, Pierre GUICHENET, lance des souscriptions (en 1852).
Le clocher initialement prévu en bois sera finalement en pierre pour un coût très proche.
Le 18 octobre 1953, les autorités religieuses et civiles fêtent le centenaire de l'église Sainte-Clotilde.
En 1963/1964 l'église est agrandie sur la partie gauche dans un style moderne, contrastant avec le style néo-roman de la partie ancienne.
1889. Peintures décoratives
Article issu d'une revue religieuse de 1889. On y apprend des choses intéressantes :
L’église Sainte-Clotilde du Bouscat vient de se revêtir de nouvelles peintures décoratives exécutées par les infatigables peintres-décorateurs, Augier et Léon Millet, qui ne reculent devant aucun sacrifice, pour assurer une bonne exécution à tous leurs travaux de ce genre : les trois nefs, les chapelles du Sacré-Cœur et de la Sainte Vierge ont été livrées à leur talent artistique, et ils en ont tiré le plus heureux parti, en adoptant comme principe la gamme claire, la seule qui convient à cette église qui ne reçoit la lumière que par des fenêtres étroites.
L’église Sainte-Clotilde, du Bouscat, qui paraît dater du XIe au XIIe siècle par certains détails de sculptures des chapiteaux historiés qui imitent le faire naïf des artistes du Moyen Âge, a été édifiée sur les plans de l’architecte Durassié, de 1852 à 1854 ; la bénédiction a eu lieu pendant le cours de cette dernière année, par S. E. Mgr le cardinal Donnet.
Jusqu’en 1875, la paroisse était desservie par M. Lagane et depuis cette époque, par M. l’abbé Sériech, ancien vicaire de la Primatiale, qui redouble de zèle, aidé de ses fidèles paroissiens, pour embellir ce pieux sanctuaire dont le premier don a été fourni par Mme Clotilde Grossard, dès 1835.
Maj 05/11/2022
1899. Inauguration grand orgue
Article issu d'une revue religieuse de 1899 :
Dimanche dernier (*), au milieu d’une affluence considérable, on inaugure à Sainte-Clotilde du Bouscat un grand orgue de tribune. M. l’abbé Seriech, chanoine titulaire, ancien curé de la paroisse, présidait la cérémonie.
On remarquait à la tribune MM. Claverie, Bérot, Biwer, Tournemire, Limonot, etc.
M. l’abbé Deydou, curé de Saint-Nicolas, a fait une magnifique allocution sur le symbolisme de l’orgue. Sa parole, comme toujours, a ravi l’assistance.
Les orgues sortent des ateliers de M. Auguste Commaille, le facteur bordelais dont la réputation n’est plus à faire.
(*) dimanche 29 janvier 1899
Maj 05/11/2022

NoteOn trouve des orthographes différentes : Sainte-Clotilde ou Sainte-Clothilde. |