Artisanat et industrie au Bouscat
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies ou technologies similaires de traçage pour réaliser des statistiques de visites. |
A voir également :
MENU DÉTAILLÉ
LISTE ARTISANAT ET INDUSTRIE
Usine Diamant, Chocolats Louit, Marie_Brizard, Rhum_Saint-Georges, Société générale des Produits hygiéniques et antiseptiques, Fabrication des biscuits viennois, Prune d’ente ou prune d’Agen, Manufacture: bougies, cierges, savons, Maison Nuyens & Cie, Chapellerie bordelaise, Manufacture de vêtements cirés imperméables, Teinturerie Générale, Cafés Masset, Société Française de produits alimentaires - La Bordelaise, Maison Raymond Ducourneau, Carrosserie - Sellerie Bergeon-Descoins, Pantoufleries de France, Glacières
Pantoufleries de France

M. Jacques Delpeu, directeur commercial chez Souillac, se rend compte que la demande est plus importante que la capacité de production. Aussi il décide de se lancer dans l’aventure en 1946 , en créant sa propre entreprise, rue Raymond Lavigne au Bouscat. Cette entreprise est nommée « La Pantouflerie de France » (Journal_officiel), mais dans des expositions, on parle de « Pantoufleries de France ».
Très vite l’entreprise est florissante et se diversifie en fabriquant des ballerines, des escarpins, des bottes… mais sans jamais changer le nom de l’entreprise. Une des spécialités est la pantoufle retournée collée cousue. Les ouvriers viennent de loin, parfois avec les transports en commun depuis Le Porge.
Progressivement, M. Jacques Delpeu passe la main à son fils M. Jean-Bernard Delpeu.
Pour répondre à une demande toujours croissante, des ateliers sont créés à Castelnau de Médoc, Soulac, Saint-Jean d’Angely.
Au plus fort de la production l’entreprise fabrique 10 000 paires par jour et emploie environ 500 personnes, en 1974.
L’entreprise possède un bureau (pour recevoir les clients) aux Champs-Élysées, à Paris (c’est l’ancien bureau de Sophia Loren ), situé juste au-dessus du cabaret « Le Lido ».
Tous les ans, en septembre, l’entreprise participe à un salon professionnel, « la semaine du cuir », Porte de Versailles, à Paris.
L’entreprise répond à un marché moscovite et fabrique des bottes fourrées pour femmes. Les négociations sont très difficiles et les bottes sont vendues à des tarifs très élevés par le célèbre magasin Goum à Moscou.
En 1958, à Bruxelles, l’entreprise remporte le 1er prix avec une sandale fantaisie avec des feuilles d’or.
La concurrence asiatique arrive. Une chaussure vaut moins cher que le même modèle (de qualité différente). C’est le début du déclin.
En 1988, l’entreprise arrête son activité.
Propos recueillis auprès de M. Jean-Bernard Delpeu, en novembre 2023.













Maj 15/11/2023
▲ Retour haut de page ▲